Chiquitita.

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« Chiquitita, tell me the truth
I’m a shoulder you can cry on
Your best friend, I’m the one you must rely on”

On y est. On ne peut plus faire semblant que ça ne va pas arriver. Tu nous as préparées à tes absences, petit à petit, quand tu étais étudiante. 2 mois à Bristol, 3 mois en Floride, 4 mois au Canada, 6 mois au Mexique. On a vite compris qu’un jour tu partirais pour de bon, loin, très loin. Le Brésil. Merde.

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Mon enfant.

Mon enfant, mon bébé, mon amour,

Je t’attends de pied ferme depuis des mois, des années même maintenant. J’ai rencontré ton papa il y a 4 ans et 5 mois. 10 jours plus tard, il était dans mon lit ; et dans ma vie. Il n’en est pas sorti depuis. Et l’évidence s’est installée petit à petit : il serait le père de mon premier enfant. Il sera un papa formidable, tu sais. Il a toutes les qualités qui me manquent : la patience illimitée, le calme et la constance, la douceur, la capacité à jouer des heures à des jeux pour enfant, la bonne humeur et l’optimisme… Il t’aimera, ton papa et je t’assure que toi, tu vas l’adorer.

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Maman.

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J’en ai ramené des bonnes notes, noyées de grands sourires et pleines du désir de reconnaissance, de sa reconnaissance. Je les lui ai murmurées, chuchotées, criées, ries et même pleurées. Je croyais qu’elles avaient la force de l’apaiser, mais elles n’ont pas toutes eu le pouvoir d’étirer ses lèvres un peu trop lasses. Je ne voyais pas quoi faire d’autre. Je pensais qu’en la rendant fière, en travaillant bien, ça suffirait à la rendre heureuse. J’ai pas tardé à comprendre que j’avais tout faux. Mais j’ai continué, c’était la seule chose que j’étais capable de faire…

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Paris, relève-toi.

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Il y a d’abord le choc, bien sûr, la stupeur. Cette chape de plomb qui s’abat sur nous, ces regards qu’on s’échange, ces informations qui arrivent et qu’on ne veut pas comprendre. Il y a les sirènes, incessantes, assourdissantes, la porte que l’on ferme à double tour, la peur qui gronde. Et cette envie plus forte que tout d’être chez moi, au chaud, dans mon cocon, loin de cette horreur, loin des coups de feux, des sirènes et de cette peur qui me noue la gorge et l’estomac.

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